Les fausses idées sur l’auto-édition !

Catégories Auto-édition, Ecriture, Expérience

Bonjour à tous !

Aujourd’hui , je reviens avec un article sur les idées reçues sur l’auto-édition !

Et les clichés ont la vie dure…

Dans n’importe quel domaine c’est le cas ! Aussi bien dans les domaines artistiques, que dans la vie courante (au même titre que les préjugés).

Je conçois qu’il est difficile de se défaire des idées que l’on reçoit, dont la société nous véhicule, et que c’est un combat de tous les jours de se faire sa propre idée. Si ce n’est ceux qui veulent le faire j’entends bien sûr.

Je vais compiler ici les retours et les réactions vis à vis de mon statut d’auto-édité. Je vais répondre comme je fais à chaque fois et j’espère que cela éclaira certain d’entre vous. Ce n’est que mon point de vue, je le rappelle. D’autant que je risque d’avoir d’autres retours, questions, et qu’un autre article pourrait être envisagé.

Ne vous inquiétez pas, nous les auto-édités, on est gentils 😉

 

Idée n°1 : Un auto-édité n’est pas un vrai écrivain car il n’a pas de maison d’édition.

Pour commencer, il n’y a pas de faux, ni de vrais écrivains. On est tous potentiellement des écrivains en action dès que l’on saisit une plume. Ce statut peut devenir officiel quand vous en faites votre profession et que par conséquent, vous gagnez de l’argent. Dire ou même espérer que vous pouvez en vivre est une autre question. Nous pouvons être auto-édité et être écrivain, oui c’est possible ! Notre travail reste le même, à quelque chose près.

 

Idée n°2 : Un auto-édité ne sait pas écrire (vu que personne ne veut de lui, vous comprenez bien…).

Déjà, qui sommes-nous pour déterminer qui sait écrire ou pas ? Oui, il y a des plumes qui vous plaisent, et oui il y en a qui vous rebutent. Oui, il y a des manières d’écrire dite « plus simpliste » mais en quoi cela peut être péjoratif ?

Un petit saut dans le temps s’impose : Maupassant était critiqué sur sa manière d’écrire dite trop « simple » et maintenant il est considéré comme un grand écrivain. Et soit dit en passant, big-up à ceux qui comme moi l’ont étudiés pendant leurs études et ont compris à quel point c’était compliqué.

Ou encore, Simone de Beauvoir était critiquée pour ses sujets et sa manière d’écrire « trop féminine. » Bon, Simone de Beauvoir était critiquée pour à peu près tous car c’était une femme (ô seigneur, une femme qui écrit !)

D’autant plus, un auto-édité n’a pas de maisons d’édition, mais qui vous dit qu’il ne la pas décidé ? En bref, les auteurs auto-édités décident très fréquemment de l’être. Ça ne veut pas dire que toutes les maisons d’édition de France les ont refusés, ou qu’ils n’ont pas osés envoyer leur manuscrit. Sachant que certains sujets, certains thèmes ne sont pas acceptés par les maisons d’édition.

Et pour finir, à peine 2% des auteurs arrivent à être publié par la voie traditionnelle. Donc la manière d’écrire n’entre pas forcément en compte. C’est un choix personnel.

 

Idée n°3 : Un livre d’auto-édité est bourré de fautes à la publication.

Attention. Car il y a des fautes dans chaque livre et en moyenne il y en a 7 (non je ne l’ai pas fait exprès). Un livre d’auto-édité n’en a pas forcément plus, croyez-moi. Il peut y avoir des coquilles car forcément il n’y a pas une dizaine de relecteurs derrière. Et il faut aussi que je précise que pour mon cas personnel, sans ma correctrice, mon livre serait bourré de fautes. Car il faut bien prendre en compte qu’à force de travailler, de relire et de corriger votre manuscrit, malheureusement on loupe beaucoup de choses. Pour cela j’aimerais que l’on fasse une minute de silence à ma magnifique correctrice Marie-Sophie Trimbur, qui a du fil à retordre avec moi.

Pour finir, je vais vous donner un exemple probant de ma théorie. Pas plus tard que la semaine dernière, je lisais le livre Les Petits secrets d’Emma de Sophie Kinsella (que j’aime réellement). Mais je peux vous assurer que je me suis tirée les cheveux quand j’ai pu constater que la traduction était bâclée : des phrases qui ne veulent rien dire et beaucoup trop de fautes (orthographe, grammaire, conjugaison !!)…

Donc oui, vous allez trouver des fautes car oui nous sommes humains. Mais ne vous inquiétez pas, on y travaille 🙂

 

Idée n°4 : Tu ne vas jamais faire de vente.

Le fait de faire des ventes va de pair avec la visibilité. En effet quand on est auto-édité, pour mon cas notamment, nous n’avons pas de visibilité car… nous démarrons de presque rien. Nous n’avons aucune maison d’édition, aucune publicité et aucune promotion. En somme, on débarque dans le game comme des petites fleurs qui doivent éclore ! On doit tout construire et faire nos preuves.
Ce qui ne veut en aucun cas dire que l’on ne va pas faire de vente, bien au contraire. Alors pour mon cas, je n’ai pas fait 10 000 ventes, mais j’en ai fait et je continue d’en faire, ce qui est d’autant plus intéressant. Sachant que j’ai publié mon livre en été (il y a les départs des vacances et les finances mises dedans…) et que c’est une période beaucoup plus légère en publication. Cela prouve aussi que ma promotion et que ma publicité fonctionnent et j’espère que cela continuera (je touche du bois).

 

Merci pour tous vos retours et vos questions ! Parfois elles m’ont fait sourire et je suis ravie de l’intérêt que vous portez pour mon travail.

CD

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